15 août 2006

devant l''église prise pour une folle

Invraisemblable ! Quelqu’un de ce blog a passé sur mon blog polonais. Qu’a-t-il compris ? Que dalle. Mais pour lui (elle) je vais faire un effort. Et je te signale toi – masculin, féminin – que j’ai déjà écrit plusieurs pages en polonais de ce qui s’est passé ce matin et que je me suis levée à 7 heures du mat et que j’ai raconté 15 histoires. Bref, je suis à plat. Mais je picole (vin chilien) donc je tiendrai le coup encore un moment.

Aujourd’hui c’est l’Assomption ou qc comme ça, je refuse de vérifier dans le dictionnaire. En tout cas c’est aujourd’hui que Marie a été viré dans les nimbes. Oui, je suis athée, résolumment. Je fais partie de 2% de la population. Dans mon cher pays on se dit plus „agnostique”, ça sonne mieux et puis athé c’est nécessairement un coco et puis en général „ça”, un athé, n’existe pas, comme la culture laique.

Aujourd’hui le 15 août j’étais dans un village de Lesna Podlaska (100 km de Varsovie), un centre de pelerinage important du culte de la Sainte on sait qui.
J’y ai raconté 15 histoires.
Voilà une scène :
Je suis debout à côté de l’entrée secondraire de l’eglise, côté cour, en pleine kermesse parmi les stands. Mon sac à dos contre la grille, dessus une petite pancarte : Je raconte des histoires. Gratuitement. A mes pieds ma Michka, une Tchihouhaoua.
On est entre deux meses. Les gens se promènent.
Un mec, 40 ans, quitte ses trois copins vient vers moi : - D’accord pour une histoire – dit-il. Bel homme, type du Casanova du village, il choisit le mot „femme”. C’est autour de ce mot que je dois bâtir mon histoire. – Quand il était petit, il aimait tirer les filles par les cheveux. C’est le début. Je brode autour d’une jeune femme qui avait une natte blonde jusqu’aux genoux et qu’il na vue qu’une seule fois. Je le tiens – le silence, le monde n’existe plus. Mais c’était en un sens facile car chaque Casanova rêve d’être avec une seule femme, inacessible.
Ici, à Lesna Podlaska, mon Casanova, fait figure d’exception. Les gens sont venus en famille et la famille c’est un noyau sacré, indivisible.
Je suis comme un mandiant aux portes de l’église. Sauf que je ne demande pas des sous, mais qu’on veuille bien m’écouter. Parfois j’arrive à séduire un couple de jeunes. Alors on déléque toujours la femme. Comme si parler à une nana à côté de son épouse équivalait à la trahison.
Les vieux ont souvent des lèvres en trait, le visage crispé d’amertume. Ceux là évitent mon regard et s’éloignent rapidement.
Les gens ne rient pas à gorge déployée, même les enfants ne font pas beaucoup de bruit. Quelle différence avec l’Espagne où les fêtes catholiques c’est le vacarme et le défoulement !

La suite demain ou jamais

Tag:

0 Comments:

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home